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02/04/2015

D'un bout du monde

Tu retrouves les alentours aimés
du plat pays, en bord de mer, la côte se laisse grignoter
à chaque grande marée, les galets ricochent et s'entrechoquent en claquant
la vague reprend son élan entraînant les roulis
l'air est vif, tu se sens vivant à regarder l'horizon dégagé des scories.
Lorsque les vagues éclaboussent, tu t'es toujours senti vibrer, à te laisser pénétrer
en toi le vent d'océan, l'iode avec l'humidité de sel
même s'il fait gris, même s'il fait pluie
tu aimes le ciel et ceux qui y planent sans bruit
sinon des cris qui se répondent en échos
dans le chant marin
qu'y a-t-il besoin de parler ? Ecouter, regarder, ressentir
essence en liberté, plénitude en solitude
laisse voguer, seul, ou avec d'autres
ou aimant, tenant l'autre par l'épaule ou par la main
des sourires viennent parfois éclairer les visages
regards complices de ces présents
en compagnie physique comme en pensée
nous sommes plusieurs à partager
un même sentiment je crois.
Quand le temps est clément des moutons s'émeuvent au fond bleu
éclipsent à tour de rôle l'astre chaleureux
il disparaît puis réapparaît comme au gré de fantaisies
changeant les couleurs en quelques poignées d'algue sablée
toutes les humeurs de la mer à la nature
les maisons et les pierres à lichen
les gens qui rient, gens qui pleurent
rassemblés sous les contrastes de la lumière
comme par enchantement.
En ces instants, on pourrait croire en l'éternité des jours
en ballade sur la bruyère, montant les grandes pierres pétrifiées
des formes de géants, de monstres de jadis, d'animaux, un air d'infini
soufflant les oiseaux marins sur les herbes sauvages.

08:27 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (0)

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