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02/04/2015

en eaux du fleuve



entends-tu les flots du fleuve
quand tu oublies la raison de penser
garde l'oraison laisse couler

nous sommes êtres humains
pétris de différences

ensemble autant de sœurs frères
maintenus divisés

dominés par des idées épées Damoclès
sœurs frères séparés longtemps aussi
par les climats

nos pigments piment à l'épice des peaux

nomades en peuplades alliés d'animaux de l'étrange
s'essaimant en chemin à la cueillette de plantes
et fruits de plantes


humant le parfum des fleurs
nommant toutes les choses singulières
autour en dialogue

vénérant le nature
pour transmettre par cœur


chantant nu dans le vent allant de pas en pas en poésie
sans savoir mais prêts à recevoir à accueillir

connaissant les ruisseaux  
les sentiers sinueux ayant vent de la mer


nos dessins prenant des allures engouffrées, d'ombres coloriées de lumière   
sous les cascade à flanc de montagnes nous contant

en voyant de toutes les couleurs
et les moments gris les temps monotones
les morts les accidents des larmes les maladies
endurer des souffrances traverser les épreuves

gardant foi ayant parfois peur
nous rassurant auprès des feux

invoquant les esprits des animaux et des morts  
                                                                à la chaleur de nos foyers nous révélant

dansant nus de transe à l'inconnu
en amour

tombant dans des puits de rêves incroyables
nous retrouvant en création
en secrets susurrés
invoquant déesses et dieux

recommençant chaque fois les jours
aimant passer avec les temps en mouvement
accaparés à nos occupations manuelles et spirituelles

avançant par étapes de petites découvertes en émerveillement
appréciant la vie simple, y puiser le bonheur d'en faire partie

et puis et puis je ne sais pas
ce que nous devenons (...)

08:28 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (0)

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