Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/10/2015

Paroles, paroles

 

L’homme était trop souvent présenté comme l'unique espèce dotée d’un langage. Les langages entre les êtres ne passent pas nécessairement par la parole. On s’accordait pour affirmer que les animaux ne possédaient pas l’usage de la parole. Pourtant, en son temps Esope écrivit les plus belles fables du monde, et les héros de ces historiettes étaient des animaux ; ces fables furent reprises par Jean de La Fontaine qui les mit en vers à sa manière. Esope racontait des fables africaines, lui-même était probablement Nubien, homme de couleur (tout comme le poète russe Alexandre Pouchkine). Les avait-il inventées ou entendues ? Peut-être ces fables se racontaient depuis des générations, parcoururent tout un continent et plusieurs Océans, on les entendit à chaque coin du monde. Peut-être qu'en ces temps lointains les animaux et les hommes communiquaient, tant et si bien par l’esprit, ils avaient la faculté de donner libre cours à leurs rêves. Peut-être chaque être humain était doté d’un esprit, tout comme les animaux sont dotés du leur. Peut-être avant telle sorcière pouvait s'inviter quelques heures le corps d’une chouette et partir haut planer au-dessus des campagnes, tel sorcier en ami hibou bubulait à travers la forêt la nuit. Il y avait aussi un langage des plantes à apprendre nommer à connaître. Il y avait de la magie, du secret, du sacré. Cela subsiste de nos jours. Seulement de l’imagination à l’origine ? De la vraie imagination ou de l'imagination vraie va savoir. Fables africaines transcrites par Esope en renaissance par Jean de La Fontaine possèdent quelque part vérité, au fond, donnant à penser en même temps, parmi les légendes, l’essentiel, poésie essence d'humanité.

Écrire un commentaire